
Sur tous les radiateurs à eau, vous avez une vanne de réglage. Il y a 2 types de vannes : les manuelles et les thermostatiques.
Les vannes servent à diminuer le débit qui passe dans le radiateur pour ajuster la chaleur dégagée par le radiateur. Bien, mais comment choisir de combien il faut ouvrir ou fermer cette vanne ?
Pour la suite, je vais utiliser le mot « chaudière » plutôt que l’expression ampoulée « générateur de chaleur » (qui permet d’inclure les pompes à chaleur).
Version 1 : vous avez des vannes manuelles partout. Dans ce cas, j’espère que vous avez un thermostat d’ambiance, disons dans la pièce principale, connecté à la chaudière. Vous allez donc ajuster chaque vanne de manière à assurer une température similaire dans chaque pièce. Et vous allez espérer que ce réglage est suffisamment robuste pour que, lorsque la chaudière va ajuster son fonctionnement, les températures dans les pièces sont suivre. L’image qui suit, prise sur un site connu de bricolage, représente une vanne manuelle (je répète ce que j’ai indiqué dans mon 1er article : les images de cet article sont présentes à titre d’illustration, pas de préconisation ni de publicité).

Version 2 : vous avez des vannes thermostatiques. Dans ce cas, vous allez ajuster chaque vanne pour régler une température dans chaque pièce, et cette température restera stable tant que la chaudière fournira la puissance thermique suffisante. Souvent, la vanne porte des inscriptions 1, 2, 3, 4 et 5, et non des températures. Pourquoi ? La vanne mesure la température là où elle est, sauf que cette mesure n’est pas forcément représentative de ce qui se passe dans le reste de la pièce. Indiquer des vraies températures pourrait donc prêter à confusion. Toujours issu du même site de bricolage, voici une vanne thermostatique.

La version 2 est nettement plus performante que la version 1, et si ce n’est pas fait, je vous recommande d’y passer.
Ce bricolage est assez simple (à réaliser en été évidemment…) : il faut vidanger les radiateurs concernés, démonter le corps de vanne, monter un corps de vanne thermostatique puis la vanne thermostatique. Il faut être très soigneux sur l’étanchéité (filasse ou PTFE). Et ensuite remettre la circulation d’eau en route, purger l’air et bien regarder si tout cela est étanche.
Attention : il y a des pièges à éviter :
– il ne faut surtout pas mettre de vanne thermostatique sur les radiateurs de la pièce équipée d’un thermostat d’ambiance, sinon ces 2 modes de régulation vont « se marcher sur les pieds », et le résultat risque d’être assez désagréable.
– si vous avez une pompe de circulation d’eau sans variation de vitesse, alors il faut absolument laisser au moins 1 vanne simple dans le circuit (sinon, en demi-saison, la pression dans le circuit va augmenter, et ça risque de fuir quelque part).
– si vos radiateurs sont montés en série et non en parallèle (oui, ça s’est fait à une certaine époque), alors là aussi il ne faut surtout pas monter de vanne thermostatique, sauf à utiliser un montage ad hoc pour qui transforme ce circuit série en simili-circuit parallèle. Là, je vous conseille de vérifier la situation avec votre chauffagiste préféré.
Ah, au fait, si cet article vous a convaincu d’installer des vannes thermostatiques, attendez donc l’article suivant pour en acheter.
Et pour ce qui est du titre, profitez-en pour vous souvenir de Boris Vian et de Serge Reggiani