Quelles caractéristiques pour le prochain onduleur ?

En gamme professionnelle, les onduleurs peuvent être dotés d’une carte de communication qui supporte très souvent le protocole SNMP et parfois aussi Modbus. Les services informatiques aiment bien surveiller l’état de santé des onduleurs, et les tables de communication sont assez riches. Par exemple, vous y trouverez la charge sur chaque phase de sortie.

Dans un bâtiment neuf, deux salles informatiques avaient été dotées d’onduleurs de 40 KVA, équipés d’une carte de communication. Le TGBT était bien équipé en comptage électrique, et notamment sur les 2 départs onduleurs. Après avoir raccordé les onduleurs et les comptages électriques à la GTC (Gestion Technique Centralisée), j’ai été surpris de constater que l’un deux avait une charge de 0 %. J’ai d’abord cru que le comptage de puissance était défectueux, mais la mesure côté comptage électrique était cohérente.

Le fond de l’histoire était qu’en fait, après diverses évolutions de conception, cette salle informatique, initialement pensée pour des serveurs, n’était plus équipée que d’une pile de switchs. Personne n’a songé à revoir le cahier des charges de l’onduleur qui s’est donc retrouvé largement surdimensionné. J’ai pu, quelques temps plus tard, réutiliser cet onduleur pour une autre salle informatique et le remplacer par un onduleur de 6 KVA récupéré ailleurs sur le site (encore surdimensionné, un 2 KVA aurait suffi). La surprise a été de mesurer une division par 2 de la consommation au niveau du TGBT, alors que la charge n’avait pas changé. Le gain s’est donc fait sur la consommation propre de l’onduleur.

Au premier ordre, le coût d’un onduleur est proportionnel à sa puissance, cela compte le jour où il faut le remplacer. Le gag annexe, c’est qu’un onduleur sous-chargé vieillit plus vite, c’est ennuyeux pour les coûts de maintenance et la fréquence de renouvellement.

Conclusion de cette petite histoire : faites le tour des données déjà mesurées, ou faciles à mesurer, vous y trouverez des gisements d’économies d’énergie, de maintenance et d’investissement.